Chaque jour, le modernisme apporte son lot de transformations.
Au fil du temps, notre village à lui aussi subi d'importants changements.
Il y a 20 ans à peine, les maisons de Cambas ne disposaient pas d'eau courante. Pour que coule ce
précieux liquide dans leurs canalisations, les villageois devaient remplir leur propre réservoir d'eau
potable, en branchant à tour de rôle, un tuyau sur les fontaines disséminées dans le village.
Un seul pont enjambait le fleuve Zezere. Dés lors, l'installation d'un petit pont de bois devenait
nécessaire afin d'éviter aux habitants une traversée en bateau ou de parcourir près de trois kilomètres
pour cultiver leurs champs. En hiver, les crues du fleuve étaient telles, que le petit pont devait être
reconstruit chaque année.
A cette époque, hormis la route nationale N112 reliant les villes de Castelo Branco et de Coimbra, très
peu de routes goudronnées desservaient la commune de Cambas. Cette situation contraignait les
habitants à emprunter des sentiers battus et avaler la poussière soulevée par les voitures, s'ils voulaient
ne serait-ce que remplir des formalités administratives.