A coté de ces aspects pouvant apparaître négatifs et sans aller jusqu'à prétendre que Cambas est un 
havre de bonheur, c'est un village calme et paisible ou règne encore aujourd'hui, une ambiance 
chaleureuse et très conviviale.
Bordé d'immenses forêts de pins, le commerce du bois est omniprésent et la végétation y est luxuriante.

Pendant longtemps, lorsque les chaleurs de l'été se faisaient sentir, une petite plage fluviale de sable 
chaud permettait de se baigner, s'amuser et se détendre. Pour le plaisir de tous, les courants assez forts
mais très localisés, d'un petit torrent allaient même jusqu'à créer naturellement des bains à remous.

Bien que faiblement peuplé durant l'année, sa population augmente considérablement en période 
estivale et, plus particulièrement, lors de la fête du village.
A cette période, les gens affluent de partout pour assister aux festivités et plus particulièrement aux 
concerts de rock qui ont lieu du soir jusqu'au petit matin.
Parmi les immigrants et ceux qui habitent au Portugal en zone urbaine, nombreux sont ceux qui viennent 
se ressourcer dans le village.

Aujourd'hui, la situation a quelque peu changé.

L'eau courante est arrivée dans tous les foyers. Les maisons ont été raccordées au tout à l'égout. La 
collecte des ordures ménagères et le tri sélectif ont été instaurés ; l'éclairage public généralisé.
Un second pont, éclairé lui aussi, a été érigé au-dessus du fleuve.
A l'emplacement d'un terrain vague, anciennement utilisé comme déchetterie improvisée à ciel ouvert, 
une nouvelle route a vu le jour (route principale en plein cœur du village). Située dans le prolongement de
ce pont, l'ensemble présente une perspective superbe.
Bien que très sinueux, de nombreux sentiers ont été élargis et goudronnés ; facilitant du même coup, les 
déplacements en voiture principalement.
Sur les berges du fleuve, une plage artificielle et un terrain de camping ont été aménagés ; ce qui accroît 
fortement la capacité d'accueil à la belle saison.
Chaque jour, le modernisme apporte son lot de transformations.
Au fil du temps, notre village à lui aussi subi d'importants changements.

Il y a 20 ans à peine, les maisons de Cambas ne disposaient pas d'eau courante. Pour que coule ce 
précieux liquide dans leurs canalisations, les villageois devaient remplir leur propre réservoir d'eau 
potable, en branchant à tour de rôle, un tuyau sur les fontaines disséminées dans le village.

Un seul pont enjambait le fleuve Zezere. Dés lors, l'installation d'un petit pont de bois devenait 
nécessaire afin d'éviter aux habitants une traversée en bateau ou de parcourir près de trois kilomètres 
pour cultiver leurs champs. En hiver, les crues du fleuve étaient telles, que le petit pont devait être 
reconstruit chaque année.

A cette époque, hormis la route nationale N112 reliant les villes de Castelo Branco et de Coimbra, très 
peu de routes goudronnées desservaient la commune de Cambas. Cette situation contraignait les 
habitants à emprunter des sentiers battus et avaler la poussière soulevée par les voitures, s'ils voulaient 
ne serait-ce que remplir des formalités administratives.
© Pascal & Nuno & Victor
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